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LA PÉPINIÈRE

Giirls : rencontre avec l’artiste qui conjugue post-punk et electro…

Après un premier opus particulièrement réussi, Giirls se distingue de nouveau avec un album qui conjugue cold-wave, synth-wave et électro. Le multi-instrumentiste affirme plus que jamais son univers sombre et spatial qu’il prend le temps d’installer dans ces 10 tracks. Rencontre avec un artiste hyperactif qui sait prendre son temps…pour faire les choses bien.

Pour poser le contexte il me semblait important de revenir sur ce que Brice, de son vrai nom, a réalisé avec son précédent album Far Life. Giirls c’est d’abord un son, reconnaissable par ses basses new-wave et son rythme frénétique. A cette base en apparence rock s’ajoute des mélodies distordues, nostalgiques, interstellaires ou nocturnes. Un peu comme si The Cure croisait Kavinsky pour donner naissance à un nouveau projet. Inconnu de la scène électronique Giirls pond en 2015 un premier projet nommé Far Life qui passe assez inaperçu. Et pourtant, qu’est-ce que c’est bon ! On a alors attendu de le revoir pour cette fois-ci ne pas le louper et pouvoir montrer au plus grand nombre de quoi ce jeune artiste est capable.

 

 

Salut Giirls, après 4 ans d’absence et ton premier opus on l’attendait cet album. Pourquoi as-tu été silencieux pendant aussi longtemps ? 

Salut ! Effectivement ça fait longtemps que je n’avais rien sorti avec Giirls mais le temps est passé super vite… J’ai aussi 2 autres groupes DEAD aux influences Noise/Coldwave et FTR (Ex Future) qui lui est plus Post-Punk/Darkwave, avec qui on a sorti 2 albums et fait pas mal de concerts/tournées en Chine et en Europe notamment.

Giirls est mon 3ème projet musical qui lui est plus personnel et solitaire. Je suis tout seul donc c’est pas forcément évident de se motiver et de trouver du temps à s’accorder. J’avais pas envie de refaire la même chose et j’avais vraiment envie de tenter de nouvelles approches… Et puis c’est arrivé.

 

“Je voulais quelque chose de plus dansant, hypnotique, sombre et lumineux à la fois.”

 

Que représente cet album pour toi et qu’est-ce qui le différencie de Far Life ?

Far Life est ma première sortie. J’avais tout fait moi-même puisque le but initial de ce projet était de tester de nouvelles choses. Là, Bernard Canévet (Membre de DEAD), m’a beaucoup aidé sur la production et il y a eu un réel échange et une réflexion plus poussée sur le rendu final de FAR REALITY. 

Je voulais quelque chose de plus dansant, hypnotique, sombre et lumineux à la fois. C’est vachement clair, hein ?!

Je dirais que je me suis plus pris la tête sur l’ambiance générale de l’album par rapport au précédent où là c’était plus une suite de tracks composées et mixées avec une première intention. 

 

Quelles sont tes influences ? The Cure à tous les coups ?

Je ne vois pas de quoi tu parles…

Ok, j’avoue que The Cure m’inspire pas mal, tout comme Trisomie21, Psyche ou encore Jesus and Mary Chain. 

J’écoute aussi pas mal de groupes plus actuels comme les Some Ember, Perturbator, Light Asylum, Buzz Kull et bien sûr The Soft Moon etc.

 

“J’aime bien les morceaux qui sont composés en 3h.”

 

Comment décrirais-tu ton processus créatif ?

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Parfois le rendu te saoule au bout de 30min donc tu arrêtes et tu recommences autre chose. C’est vraiment axé sur le ressenti. Si ça me prend directement je laisse reposer puis je le bosse un peu plus longtemps. J’aime bien les morceaux qui sont composés en 3h.

 

On sent une vibe plus rock dans Far Reality, est-ce que tu comptes poursuivre dans cette voie ou revenir sur des sonorités plus électroniques ?

Ha c’est drôle je trouvais que c’était l’inverse… Je le trouve plus électronique que le précédent par rapport au mixage et aux instruments utilisés. Sur le nouvel album il n’y a pas de guitares alors que sur Far Life oui. Sur le nouvel album, le format des tracks est davantage orienté musique électronique alors que sur le précédent c’était plus en mode couplet/refrain.

Pour le prochain j’ai en tête encore une nouvelle formule avec peut être un peu plus de place sur la basse. Le but étant de ne pas de garder toujours la même recette car sinon ensuite tu t’emmerdes et tu n’apprends rien…

 

 

 

On a eu un coup de coeur pour No Frequency et Nothing, est-ce que tu as une track préférée dans l’album ? 

Une non mais plusieurs qui sont surtout “Euphoria” & “Strangers”. 

Euphoria parce que je trouve qu’elle a une énergie franche et un impact assez cool.

 

Strangers parce qu’elle me donne à chaque fois la sensation d’être dans une navette spatiale en train d’observer l’univers en flottant dans l’espace.

 

Après que cette période compliquée soit passée est-ce que tu prévois une tournée pour jouer ton album en live ? 

J’aimerais bien même si pour le moment je n’ai rien de prévu… Mais je suis prêt ! 

J’ai bossé un set qui est différent de l’album en revisitant les morceaux un à un histoire de ne pas non plus refaire la même chose qu’en enregistrement. J’ai hâte de pouvoir le partager.

 

On sait que tu as un groupe de post punk à côté de ton projet solo. Est-ce que tu comptes concilier les deux ou te concentrer davantage sur un des deux projets ?

Je garderai toujours les 3 puisque ce sont des expériences à chaque fois différentes avec des personnes différentes. Je serais incapable de choisir. Et puis par moment certains sont moins actifs que d’autres et lorsque c’est kiff-kiff, il suffit simplement de s’organiser pour faire en sorte que tout passe dans l’agenda. C’est une question d’orga. En plus il y a un album pour DEAD en route tout comme pour FTR

 

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La Pépinière est une structure hybride qui veut mettre en valeur tous les acteurs de la scène techno et house française : artistes, collectifs, labels, événements locaux et public.